Devenir des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit

Ci-après de Communiqué de presse du Sage de la Sélune : Rendez-vous le samedi 12 décembre sur la base de loisirs de la Mazure (à Isigny-le-Buat près de Ducey dans la Manche) aux côtés de Michel THOURY, président de la Commission locale de l’eau du Sage de la Sélune

Devenir des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit suite à la décision ministérielle du 13 novembre 2009

Le 13 Novembre dernier, Mme Jouanno, secrétaire d’état en charge de l’écologie a annoncé l’effacement des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit.

Cette annonce brutale, à quelques jours de l’inauguration de l’extension de la base de loisirs de la Mazure a suscité de vives incompréhensions.

Riverains, pêcheurs, écologistes et élus locaux demandent à la Secrétaire d’Etat de revenir sur cette décision. De plus, ils remettent en cause l’avis de la CLE (Commission locale de l’eau) favorable à l’effacement des barrages.

Qu’elle est cette commission ? Qui a voté ? Pourquoi l’effacement plutôt que le maintien ? Et Après ?

Pour le savoir, rendez vous le samedi 12 décembre de 9 h 00 à 11 h 30 à la Mazure où Michel THOURY, président de la CLE du Sage (Schéma d’aménagement et de gestion des eaux) de la Sélune répondra aux questions de toutes celles et ceux qui se sentent concernés par l’avenir de la Sélune et de sa vallée.

Votre contact : Aurélie Joué animatrice du Sage Sélune, BS2A, 21 rue de la libération 50240 Saint-James, Tél : 02.33.89.62.14, Courriel : sage-selune@wanadoo.fr

Ci-dessous un article extrait du site Internet du Sage de la Sélune : « Effacement des barrages de la Sélune, l’annonce tant attendue ! »

Vendredi 13 novembre 2009, Mme Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’écologie a annoncé que la concession du barrage de Vezins ne serait pas renouvelée.

Cette annonce tant attendue, tant par les partisans du maintien que de l’effacement, arrive à l’issue d’un processus décisionnel très long et lève enfin le doute sur le devenir des ouvrages.

Le Préfet de la Manche est maintenant chargé d’engager les opérations d’effacement des deux barrages, et d’établir avec les acteurs locaux un plan d’accompagnement technique et financier des collectivités impactées.

Cette décision suit l’avis de la Commission locale de l’eau qui, dès 2005, s’est prononcée pour l’effacement des ouvrages en 2013, lors de la prochaine vidange, par rapport à l’impact des barrages sur l’eau et les milieux aquatiques.

Je remercie les membres de la Commission locale qui se sont investis sur ce sujet ardu. Les études menées et les discussions qui s’en sont suivies, ont permis de dépasser les intérêts locaux pour dégager l’intérêt général.

L’homme n’est qu’une espèce parmi tant d’autres et n’a pas le droit de s’arroger le droit de vie ou de mort sur les autres. Le saumon est en voie de disparition en Europe, la Sélune contribuera à son maintien. Le saumon est emblématique, mais le cas est similaire pour la lamproie marine, la lamproie fluviatile, l’anguille, la truite de mer... Il y a là quatre espèces menacées, voire en voie d’extinction : l’enjeu est majeur. Ces barrages répondaient à un besoin énergétique local lors de leur construction. Leur suppression est maintenant d’intérêt écologique national, voire international.

L’Etat a eu le courage, certes tardif, de faire face à ses engagements environnementaux et donne ainsi corps au Grenelle de l’Environnement.

S’il est de la responsabilité de l’Etat de définir le tempo et les modalités techniques de l’effacement, il est de la responsabilité des collectivités locales de définir leur projet de territoire pour un espace qui n’existe pas encore.

Il est compréhensible de craindre le changement : à l’échelle humaine, les barrages ont toujours existé. Mais il suffit de regarder quelques cartes postales anciennes pour imaginer ce que pourra être la vallée bientôt. L’arasement des barrages n’est pas une fin, mais un commencement.

L’Etat a l’ambition de faire de ce projet un véritable plan de mise en valeur de la vallée, on peut et on doit tout imaginer pour construire un véritable projet collectif.

Il faut maintenant se mettre autour de la table, probablement à l’initiative de l’Etat, pour créer un groupe de travail et associer toutes les parties prenantes comme nous l’avons fait tout au long de l’élaboration du Sage.

Michel Thoury, Président de la Commission locale de l’eau du SAGE Sélune

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