Réunion AGO du 14 juin 2008

AIDSA

Compte rendu de l’assemblée générale ordinaire du 14 juin 2008

L’assemblée générale de l’AIDSA portant sur l’exercice 2007 s’est tenue le 14 juin 2008 à l’Institut Océanographique, début à 9 h 30. Outre les habitués de l’association, on y accueille diverses personnalités telles que J.ALLARDI ou le Dr E.HALLBERG. Ne sont pas présents, à leur grand regret exprimé M.SALZMAN, J.CHOUFFOT, J.RAPILLY, J.SERVAT et G.KUNTZ. On précise que le quorum n’est pas atteint, comme c’est souvent le cas dans nombre d’associations. On précise également que pour des raisons d’ordre, on évoquera la vie de l’association jusqu’à la date d’aujourd’hui.

Le président TANE souhaite la bienvenue à tous, et notamment à notre collègue J.READ de l’Atlantic Salmon Trust (AST) et aborde le bilan de l’activité de l’AIDSA durant le premier semestre de 2008. En mars, le président a fait preuve d’une présence active sur divers fronts, notamment à l’occasion du séminaire de LOGRAMI à Orléans : rencontre avec l’Agence de l’eau du bassin concerné où il a déclaré que l’AIDSA était volontaire pour participer au plan Loire Grandeur Nature. Il assisté à l’AGO de l’APS Loire-Allier, rencontré M.ROGUET à Toulouse, J.LARINIER à l’occasion d’une visite des aménagements de l’Aveyron. Il s’est déplacé à Saint-Pée-sur-Nivelle.

La parole est à B.LEROY pour le rapport financier 2007 qui fait l’objet d’un document séparé remis en séance. Nous avons un Commissaire aux Comptes, P.B.SOUCASSE, qui certifie notre comptabilité, et nous sommes en règle vis-à-vis de la réglementation de 2004. Ceci dit, nos finances ne sont pas dans un état très brillant. Les subventions 2007 sont en baisse, les charges constantes et il est difficile de s’autofinancer. Aussi l’exercice 2007 accuse un déficit de 1 946 €. Il nous reste 9 303 € en caisse au 31 décembre malgré un important abandon de frais se montant à 1 671 €. Attention donc, il faut faire des économies. Le trésorier réclame, et on le comprend, un budget, la copie des demandes de subventions et une comptabilité mensuelle. Ce rapport est approuvé à l’unanimité, ce qui vaut quitus au trésorier pour sa gestion, avec remerciements à B.LEROY et P.B.SOUCASSE.

En ce qui concerne le budget, le président nous signale sa visite à l’ONEMA dont il attend une subvention. Mais il faut bien dire que l’AIDSA est une association parmi d’autres, des associations de plus en plus nombreuses avec de moins en moins de financements. Notre programme doit être solide et utile. Ce point de vue est approuvé à l’unanimité, ainsi qu’une proposition budgétaire faisant état de recettes très hypothétiques.

Un rapport est maintenant présenté par F.MAZEAUD sur la dernière réunion de l’OCSAN qui s’est tenue en Espagne, à Gijon, la semaine dernière. Notre participation à coûté au total 940 € à l’association, une somme très modique comparée aux 2 500 € de provision. Ce rapport fait l’objet d’un compte rendu séparé. On y relève, une fois n’est pas coutume, une forte présence française, avec deux délégués de l’ONEMA et un représentant du Ministère des DOM-TOM. Ce dernier s’exprime sur la question de Saint-Pierre-et-Miquelon, toujours pendante depuis le temps : la communauté internationale et l’OCSAN sont bien patientes. En dehors des déclarations habituelles, l’attention est attirée par le projet SALSEA, un financement lourd destiné à mettre en œuvre des moyens à la mer qui devraient permettre d’en savoir plus sur le destin des post-smolts dans les eaux internationales. Curieusement, l’ombre d’un absent, Orri VIGFUSSON, plane sur ce projet auquel il n’adhère pas aveuglément -avec des raisons certainement valables mais pas forcément bien comprise -traduisez : sans qu’on sache pourquoi. Il est vrai que le sujet est complexe et les populations locales, notamment groenlandaises, doivent être entendues. L’AGO entend les arguments de chacun, note une différence fondamentale dans la philosophie même des approches de l’OCSAN et du NASF, et déplore ce qui peut paraître à des personnes extérieures comme un différend entre l’OCSAN et le NASF, à l’unanimité moins sans doute une voix. Un post-OCSAN tour fera l’objet d’un compte rendu séparé.

La parole est à J.READ qui commence par déplorer l’incompréhension entre l’OCSAN et le NASF, et qui nous donne le point de vue de l’AST qui figurera au compte rendu séparé. Un nouveau directeur vient de remplacer Seymour MONRO, il s’agit de Tony ANDREWS que nous avons rencontré à la dernière réunion de l’OCSAN. En 2008, l’AST a consacré 126 000 € pour financer des recherches sur le saumon, dont 50 % furent affectés à SALSEA. L’AST a ainsi pu acheter un chalut spécial destiné à capturer des post-smolts sans les tuer, en même temps qu’on chalute d’autres espèces. Il s’agit de déterminer les origines, les routes migratoires, et ainsi de pouvoir aménager le chalutage d’autres espèces de surface comme les maquereaux. On obtient également des nouvelles de la Tamise et de son affluent, la Kennet. Des saumons de source Delphi pourraient bien y frayer. Mais les résultats sont assez décevants puisque de 300 saumons de retour en 1998, on a eu seulement 7 poissons en 2007. Un espoir : le Grand Londres construit un déversoir d’orage qui devrait diminuer la pollution de la Tamise. Un souci : on construit aussi un gigantesque terminal de porte-conteneurs dans l’estuaire.

Le président TANE reprend la parole pour exprimer ses craintes à propos de la Baie du Mont Saint Michel, un lieu privilégié où se mélangent la zone maritime et la zone fluviale, et où la pêche des Salmonidés devrait bien être fermée, ce sur quoi tout le monde est d’accord à l’AIDSA. Malheureusement, la SAUTRAPEC, une puissante association de pêcheurs à pied, a attaqué l’arrêté préfectoral interdisant cette pêche, et a eu gain de cause ! Il y a appel du représentant de l’Etat et intervention de la part de divers intervenants, dont l’AIDSA, la zone étant déjà protégée à divers titres, ce classement sert-il à quelque chose !

A propos de la vie de l’association, le président rappelle que nous allons fêter les cinquante ans de l’AIDSA-ANDRS, ce qui devrait bien être marqué par quelques rappels historiques. Tout le monde est d’accord, sans bien définir ce que seront les rappels et le qui fait quoi. B.LEROY fait le compte des adhérents-cotisants, au nombre de 130, dont 5 personnes morales ce qui est très peu. Tous ont droit à notre nouvelle carte de membre. Le site Saumonmag.com reçoit toujours jusqu’à 500 visites mensuelles, mais il manque de renouvellement pour être super-attrayant. Les effets très positifs du salon des pêches sportives sont rappelés, on les a déjà mentionnés dans le CR de notre dernier Conseil.

Concernant les nouvelles des régions, notre vice-président (qui démissionne de sa vice-présidence mais demeure administrateur) J.P.COEURET brandit un document fort bien fait édité, le « PLAGEPOMI », Plan de gestion des poissons migrateurs 2008-2012, document qui établit l’état des lieux prévisionnels des migrateurs du sud-ouest. Il évoque 2007, une année pluvieuse où les comptages ne furent guère faciles, sans qu’on puisse dire si l’état des saumons de Garonne et Dordogne est critique ou non. En Dordogne, EPIDOR dispose d’un contrat de rivière dont on ne mesure pas bien la portée. Quant aux aloses, un « mic-mac » mêlant diverses rivières françaises, dont le Rhin, avec des transferts de population, sera peut-être éclairci un jour. B.GUERAULT nous parle de la station de comptage du Breuil, en Pays d’Auge, où 1 015 truites de mer ont montré le nez, ce qui est beaucoup. Il déplore les filets d’amateurs à l’embouchure de la Touques, ainsi que la vente sauvage des poissons, ce que nous comprenons. C.VERNES donne des nouvelles de la Bretagne où les TAC ont été très vite dépassés car l’année est bonne. L’Entente Halieutique du Grand-Ouest, qui regroupe 60 départements, est une source de problèmes car les pêcheurs profitent du décalage des dates d’ouverture pour faire « la tournante ». Il évoque, vieux réflexe de trésorier, la facturation de la location de la salle de réunion pour notre association, facturation qui, au final, ne devrait pas peser trop lourd. Question annexe : que devient Poutès-Monistrol ? Une mise au point ne devrait pas tarder.

Au chapitre des jugements globaux portés sur l’AIDSA, M.A.MARCELLIER fait remarquer que la ligne de conduite de l’association doit être mieux définie pour éviter d’apparaître comme illisible, ce qui suscite des mouvements divers dans l’AGO qui vont dans le même sens. La question de la présidence est posée et J.P.TANE confirme son souhait de ne pas représenter sa candidature à la présidence de l’AIDSA après le 31 décembre 2008, ce qui est accepté à l’unanimité.

L’AGO est close à 12 h 12.

Le Secrétaire général, Frédéric MAZEAUD